Partager l'article ! Rover CityRover : la dernière Rover...: Au début des années 2000, lâché par BMW, Rover cherche à renouveler sa gamme, malgré des moyens fi ...
Au début des années 2000, lâché par BMW, Rover cherche à renouveler sa gamme, malgré des moyens financiers plus que limités. A la recherche d'un partenaire, Rover finit par passer un accord avec l'indien Tata en vue de produire la citadine phare du constructeur, la Tata Indica, qui va devenir une Rover CityRover...
De la Tata Indica à la CityRover
On pourrait s'étonner du choix de Rover de produire une voiture déjà relativement vieille (l'Indica date de 1998).En fait cette décision a été motivée par l'unique fait que Tata ait été le seul constructeur qui a bien voulu s'allier avec Rover. L'indica sera donc parfaite dans le rôle de petite citadine bas de gamme. Sa mise en production va (enfin du moins aurait du) avoir plusieurs effets : permettre à Rover d'occuper le créneau des citadines, rassurer les clients et les autres sur l'avenir de la marque et enfin apporter de l'argent frais. Le hic ? Le miracle tant espéré ne se produira jamais... Mais revenons en cette magnifique journée de 2003 où Rover dévoile le successeur de la Rover 100. C'est un évènement, c'est la première nouveauté de Rover depuis la 75 Tourer en 2001.
La voiture est sympathique à voir mais elle manque cruellement de personnalité. Personne n'est dupe, ça ressemble à tout sauf à une Rover...
Rover a rapidement présenté la CityRover comme un citadine pratique, pas excessivement chère et moderne. Sur le papier il faut avouer que la citadine avait quand même pas mal d'arguments pour séduire, à commencer par son tarif, 9 600 € en France, pour une berline 5 portes c'était une affaire.
Pour la CityRover, la marque au drakkar a tout tentée pour que l'illusion soit parfaite : sellerie cuir, volant gainé de cuir, compteurs à fond blanc, pédalier alu... Mais la finition indigne a vite trahît les origines indiennes de la Rover, alors même que la marque avait tentée d'apporter des améliorations.
La gamme
Si les motorisations ne sont guères nombreuses (un 1.4i de 85 ch), les finitions sont au nombre de 4. Les séries Select et Solo représentent à elles deux le bas de gamme. Dans le milieu on retrouve la Style, qui reçoit entre autre des jantes alliage et des anti-brouillard. Enfin, le haut de gamme est incarné par la version Sprite dont vous pouvez admirer l'intérieur sur la photo ci-dessus.
Des regrets...
Le moins qu'on puisse dire en voyant cette CityRover c'est dommage. Dommage qu'elle soit sortie si tard, 2004 en Angleterre et elle devait débarquée en France au cours de l'année 2005. Malheureusement de très nombreux problèmes de mise au point ont retardés le lancement, de même que la fiabilité limitée des premiers exemplaires de série va rapidement conduire Rover à revoir sa copie... Dommage aussi que la finition soit aussi médiocre. Les plastiques bas de gamme et souvent mal assemblés sont légions dans cette citadine. Arrive alors ce qu'il devait arriver : la clientèle lui préfère la toute nouvelle Kia Picanto, aussi peu chère, mieux assemblée et tellement plus moderne. Car en effet, son dernier grief viendra de sa tenue de route. Les journalistes ne sont pas tendre avec elle : la suspension, l'insonorisation, la motorisation, tout est à revoir. Celle sur qui Rover avait fondé bien des espoirs a vu sa carrière pulvérisée en moins de 1 an et demi. Et encore, le pire est à venir...
Chez Rover, on compte commencer à exporter la CityRover en Europe dés 2005, y compris en France où le modèle à conduite à gauche est présenté au salon de Paris de 2004. La vie de la CityRover cesse brutalement au cours du mois d'Avril 2005, lorsqu'on assiste au naufrage de la marque au drakkar... Le bilan n'est pas bien lourd : moins de 15 000 CityRover furent produites selon certaines sources...
Amateur de voitures exotiques précipitez vous si vous croisez une CityRover, si banale soit-elle le faible nombre exemplaires produits ainsi que l'attrait historique qu'elle offre (c'est le dernier vrai nouveau modèle de Rover) pourrait en faire une pièce de collection intéressante... Les autres, passez votre chemin, vous n'apprécierez ni sa finition, si sa fiabilité et encore moins le design surchargé de sa planche de bord, hérité de la Tata Indica...